Des poules dans le jardin : la déclaration obligatoire en mairie, combien en prendre, le poulailler, l’alimentation, la grippe aviaire et le voisinage

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Avoir quelques poules au fond du jardin est devenu très populaire en France : elles mangent une partie des déchets de cuisine, donnent des œufs frais et sont étonnamment attachantes. Certaines communes distribuent même des poules pour réduire les déchets. Mais ce sont des animaux qui demandent des soins tous les jours, et il y a quelques obligations à connaître. La déclaration obligatoire En France, tout détenteur de volailles, même de quelques poules pour sa consommation personnelle, doit déclarer ses animaux à la mairie de la commune où ils sont détenus, à l’aide d’un formulaire Cerfa prévu à cet effet. Cette déclaration permet aux autorités de prévenir les détenteurs en cas d’épizootie, comme la grippe aviaire. Vérifiez aussi le règlement sanitaire départemental, le plan local d’urbanisme et, en lotissement ou en copropriété, le règlement, qui peuvent fixer des règles sur la détention d’animaux ou la distance du poulailler par rapport aux habitations voisines. Combien de poules Les poules sont des animaux sociaux : n’en prenez jamais une seule. Deux ou trois est un bon début pour une famille. Pas besoin de coq pour avoir des œufs. Le coq est même souvent source de conflits de voisinage à cause de son chant matinal. Une poule pondeuse en bonne santé pond régulièrement les premières années, puis la ponte diminue avec l’âge. Elle peut vivre bien plus longtemps qu’elle ne pond : prévoyez-le. Pensez à l’adoption de poules de réforme, issues d’élevages, que des associations proposent de placer. Le poulailler et l’enclos Un abri fermé, sec, bien ventilé mais sans courants d’air, avec des perchoirs et un ou plusieurs nids garnis de paille. Comptez au moins 1 m² d’abri pour trois ou quatre poules, et beaucoup plus d’espace extérieur : un enclos herbeux de plusieurs mètres carrés par poule. Le renard et la fouine sont les principaux prédateurs. Fermez le poulailler chaque soir, et enterrez le grillage de l’enclos ou ajoutez une bavette au sol pour empêcher qu’ils creusent. Nettoyez régulièrement la litière et videz complètement le poulailler plusieurs fois par an. L’alimentation Un aliment complet pour pondeuses, en granulés ou en farine, comme base. Des restes de légumes, de pâtes ou de riz, en complément, et l’herbe et les insectes qu’elles trouvent elles-mêmes. Des coquilles d’huîtres broyées pour le calcium, et du petit gravier pour la digestion. De l’eau propre tous les jours, protégée du gel l’hiver. Évitez les aliments salés, gras, sucrés, moisis, ainsi que l’avocat, le chocolat et les restes de viande crue. La grippe aviaire Lorsque le niveau de risque d’influenza aviaire est élevé, généralement en automne et en hiver, des mesures de protection s’appliquent aussi aux basses-cours : mise à l’abri des volailles ou pose de filets pour éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Suivez les annonces du ministère de l’Agriculture et de votre préfecture : le niveau de risque est publié et les obligations changent selon ce niveau. Placez la nourriture et l’eau à l’abri des oiseaux sauvages. Si plusieurs poules meurent subitement ou sont très malades, contactez rapidement un vétérinaire. Les œufs et l’hygiène Ramassez les œufs tous les jours. Ne lavez pas les œufs sales à l’eau, ce qui facilite le passage des bactéries à travers la coquille : nettoyez-les à sec ou utilisez-les rapidement. Lavez-vous les mains après avoir touché les poules, les œufs ou nettoyé le poulailler : les volailles peuvent porter des salmonelles, même en bonne santé. Surveillez les enfants et évitez qu’ils embrassent les poules. Le voisinage Gardez le poulailler propre pour éviter les odeurs et les rats. Prévenez vos voisins, et offrez-leur quelques œufs de temps en temps : c’est souvent le meilleur moyen de garder de bonnes relations.

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