Voyager en Corse : le GR20 et ses dangers, plages de Palombaggia et Saleccia, Bonifacio et la réserve de Scandola, charcuterie et brocciu, routes de montagne et risque d’incendie l’été
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La Corse, « île de Beauté », réunit sur un même territoire des plages turquoise, des montagnes de plus de 2 500 mètres, des villages perchés et une culture forte. Elle attire randonneurs, amateurs de plage et gourmets. Voici l’essentiel pour préparer un séjour réussi et sûr.
Comment venir
On rejoint la Corse en ferry depuis Marseille, Toulon, Nice ou des ports italiens, ou en avion vers Ajaccio, Bastia, Calvi ou Figari.
En été, réservez les traversées avec voiture longtemps à l’avance.
Le GR20
Le GR20 traverse l’île du nord au sud sur environ 180 kilomètres, par la montagne. Il est réputé comme l’un des sentiers de grande randonnée les plus difficiles d’Europe.
On le parcourt en deux semaines environ, en dormant dans des refuges ou bivouacs autorisés. Les réservations se font auprès du Parc naturel régional de Corse.
Les passages rocheux sont exposés, avec parfois des chaînes et des mains courantes. En 2015, un éboulement mortel a conduit à fermer définitivement le passage du cirque de la Solitude, remplacé par un itinéraire de contournement.
Les orages de montagne peuvent être violents. Consultez la météo chaque jour, partez tôt et n’hésitez pas à attendre ou à renoncer.
Il faut une bonne condition physique, de l’expérience de la montagne, et un équipement adapté.
Le Mare a Mare et le Mare e Monti sont des sentiers moins exigeants pour découvrir l’intérieur de l’île.
Plages et mer
Palombaggia et Santa Giulia, dans le sud, sont célèbres pour leur sable blanc et leurs eaux claires.
Saleccia, dans le désert des Agriates, s’atteint à pied, en 4x4 ou en bateau depuis Saint-Florent.
Bonifacio, sur ses falaises de calcaire blanc, se découvre aussi par la mer.
La réserve naturelle de Scandola, au sein du golfe de Porto, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les excursions en bateau doivent respecter des règles strictes pour protéger les oiseaux et les fonds.
Baignez-vous dans les zones surveillées et méfiez-vous du vent et des courants.
Villages et culture
Corte, ancienne capitale de la Corse indépendante, les villages de Balagne, Sartène, et les hameaux de montagne valent le détour.
Le chant polyphonique corse, le paghjella, est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
La langue corse est présente sur les panneaux et dans la vie quotidienne.
À table
Charcuteries : lonzu, coppa, prisuttu, et le figatellu, à base de foie de porc, surtout en hiver. Plusieurs charcuteries corses bénéficient d’une AOP.
Le brocciu, fromage frais de brebis ou de chèvre, sert dans le fiadone, gâteau au citron, et les beignets.
La farine de châtaigne, le miel de Corse et les vins de l’île complètent la table.
Sur la route
Les routes de montagne sont étroites, sinueuses, parfois sans parapet. Roulez lentement, klaxonnez avant les virages sans visibilité si nécessaire, et prévoyez beaucoup plus de temps que ne l’indique le GPS.
Vaches, cochons et chèvres circulent librement sur les routes : attention à eux, surtout la nuit.
Risque d’incendie
L’été, le risque d’incendie est très élevé. Certains massifs sont fermés au public les jours de risque important : consultez les informations de la préfecture avant de partir randonner.
Ne faites jamais de feu, ne jetez pas de mégots et signalez tout départ de feu au 18 ou au 112.
Quand venir
Mai, juin et septembre offrent un climat agréable et moins de monde. Juillet et août sont chauds et très fréquentés. Le GR20 est généralement praticable de juin à septembre selon l’enneigement.